Il reste à s'écouter soi-même.

Publié le par Lilith


Toujours, ces longues plages de silence, qu'étale le monotone tic tac du temps qui passe comme
pour faire écho à l'insatiable vide qui fait vibrer l'onde du néant, recouvrent l'espoir d'un linceul
noir.

Le temps creuse la vie par l'éloignement des individus, comme le ressac effrite la roche.
Les préoccupations de chacun finissent par apparaître si contradictoires, dans l'étirement qu'égrainent les
heures, les jours, les mois, qu'au bout d'un certain temps, on ne sait plus se parler, n'étant plus sur la
même longueur d'onde.

L'imagination remplace la relation.

Mais, l'imagination seule reste sur le parvi du fantasme, sans
trouver l'issue du réel, de sorte que l'image imprimée dans le souvenir fini par se brouiller, et
apparaître, dans l'espace d'un moment, gelée dans sa gangue qui en dissimule les traits.

http://destroublesdecetemps.free.fr/index.htm



Des mots virevoltent dans l'espace vitreux d'un écran glaçé
 savent ils où ils vont ?
Je les laisse dériver
 m'aspirer
me fragiliser
m'engourdir

 Lilith



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Publié dans Textes

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V
Le temps fait son oeuvre sur les êtres même les plus proches - Il s'impose un peu, puis un petit plus, et le beaucoup ne fait que s'installer en silence -
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