Mots inavouables
Tous les mots avouables :
disserter sur un débardeur noir
et ceux qui le sont moins:
la chimie , l'alchimie,
nager en toi comme une algue,
crisper les doigts sur le clavier
simuler une approche imprécise
et je vais en des lieux qui seraient des bras , des yeux ,
des cuisses offertes sur lesquelles je deplierait toute mon inspiration
ma verve utopique, irréelle, platonique
Mais
les mots inavouables
qui n'ont pas de place au coeur d'une certaine réalité,
qui se cherchent un refuge
un autre territoire conquit sur l'habitude,
des mots qui balbutient avant d'éclore
bulles silencieuses ,vaporeuses
gorgées d'un vitriol qui grave des sillons sur la peau d'âme
trace-veine-bleue suspecte
nous condamnent au secret , à la connivence des sens
ma chasteté n'est pas lyrique
je suis une putain du verbe
je m'offre à l'Ange silencieux
sans espoir de victoire
sans soucis de quelque butin
simplement l'émouvoir
de mes mots libertins

Y a juste à accepter les échos
les percussions
les odeurs sonores
les effluves qui ennivrent au delà des formats charnels
qui conditionnent nos désirs,
nos vies
qui s'allongent comme un ruban de guimauve
accroché à un trente-trois tonnes de secondes allant à l'abattoir du temps
Le soleil ne me suffit plus ,
j'ai replongé dans "mon tunnel désaffecté"
ma caverne , où je peux enlever mes lunettes noires.
J'ai perdu ma boussole, droite gauche, nord sud , tout s'est mélangé.
J'ai juste un peu faim des fois , ou soif ,
ça dépend des saisons!
Lilith et l'Ange
disserter sur un débardeur noir
et ceux qui le sont moins:
la chimie , l'alchimie,
nager en toi comme une algue,
crisper les doigts sur le clavier
simuler une approche imprécise
et je vais en des lieux qui seraient des bras , des yeux ,
des cuisses offertes sur lesquelles je deplierait toute mon inspiration
ma verve utopique, irréelle, platonique
Mais
les mots inavouables
qui n'ont pas de place au coeur d'une certaine réalité,
qui se cherchent un refuge
un autre territoire conquit sur l'habitude,
des mots qui balbutient avant d'éclore
bulles silencieuses ,vaporeuses
gorgées d'un vitriol qui grave des sillons sur la peau d'âme
trace-veine-bleue suspecte
nous condamnent au secret , à la connivence des sens
ma chasteté n'est pas lyrique
je suis une putain du verbe
je m'offre à l'Ange silencieux
sans espoir de victoire
sans soucis de quelque butin
simplement l'émouvoir
de mes mots libertins

Y a juste à accepter les échos
les percussions
les odeurs sonores
les effluves qui ennivrent au delà des formats charnels
qui conditionnent nos désirs,
nos vies
qui s'allongent comme un ruban de guimauve
accroché à un trente-trois tonnes de secondes allant à l'abattoir du temps
Le soleil ne me suffit plus ,
j'ai replongé dans "mon tunnel désaffecté"
ma caverne , où je peux enlever mes lunettes noires.
J'ai perdu ma boussole, droite gauche, nord sud , tout s'est mélangé.
J'ai juste un peu faim des fois , ou soif ,
ça dépend des saisons!
Lilith et l'Ange
Publicité