Vertige

Publié le par Lilith

 

                                                             

Vertigineux vestiges


Vais je retrouver l'équilibre?


Dans ce foutoir ordonné

mémoire griffonnée

objets inanimés , désormais,

vérités endormies

sur des photos jaunies

confusion des sentiments

un va et vient lancinant

à vomir


Les portes s'ouvrent

les portes claquent

Il faut fuir

Rien à faire

les cendres sont froides

irrémédiablement froides


Des fantômes cannibales

se régalent

  à la table

ou je sers

le couvert

avec un entêtement

macabre


Alors

mon corps

se contracte

puisque" la chair ne ment pas".

Le pacte est sans appel

La douleur lève le doigt:

"C'est à moi"


Je divague

je m'écarte pas à pas

encore une fois

j'élague

à grands coups de scalpel

au ralenti c'est le repli

dans la maison de mon histoire

intimité

acharnée

à se taire

se terrer

    là ou l'espoir taillé en pièces

comble les trous noirs

de mon territoire

secret

 

 

C'est un fait

Tu dois me croire

 

Je suis

 

d'autre part ...

 

Lilith

 

 

Francesca-Woodman.jpg

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Lilith 28/04/2013 00:28

Nos espoirs piétinés, même s'ils ne sont pas de même nature, nous révoltent encore , malgré les années, et la soi disant maturité qui aurai du nous ouvrir les yeux , nous bercer dans la cruelle
lucidité et son rictus amer .
A toi

john.bouton 27/04/2013 23:22

D'où que tu sois,d'autre part ou d'ailleurs, de nulle part quelqu'un t'attendais ! Et tu es revenue. Tes mots déglingués d'une vie dé(s)cente enfer rouge de feu, brulent les dernières certitudes de
ma conscience embourgeoisée et vrillent mon silence désespéré par l'ignominie d'un grand mensonge socialiste.
Tes mots d'où qu'ils viennent en résonnance mortuaire accompagnent ma résilience.Tu n'es pas seule d'autre part ! D''autre part, je t'aime d'ailleurs !