Dimanche 20 juillet 2008
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22:05
Quand les alarmes de la pudeur se taisent
c'est un embrasement.
Le temps, naturel galop indomptable
n'a pas chassé mes fièvres
il a juste couvé dans ses pièges de braises tiédasses,
le sac-émotion de ma carcasse-chair-volupté-défraichie
et c'est un incendie d'instants divins perdus
sans partage, qui n'aveugle que moi ,
et c'est le retour à l'enfer de mon ventre avalé,
de mes nerfs circonscrits,
mon terrain miné.
Trainées de poudre ,rêves intraveineux,
ceinturer tes flancs, aiguiser ta lame ,
mon amour !
Dans la force des silences.
Sur nos mains _défigurées
Les ciels comme des figurants
Sur nos pieds _les fuyantes pénombres carboniques
Aux sols les masques de nos solitudes _violacées
Des fulgurances Sur les murs_ les fuites inscrites
Le magma est en pleur
Les météores de la conspiration pleuvent
Le barillet est chargé de caresses
venimeuses
« Je n'ai plus la force des silences »
Lilith et l'Ange
Par Lilith
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Samedi 19 juillet 2008
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13:06
... De faire tout ce qu'il me demandera
Je vadrouille à travers les jours
comme une putain dans un monde sans trottoirs.
(Cioran)
Par Lilith
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Samedi 19 juillet 2008
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11:50
Nue dans la neige de juillet
Perdue
Éloignée des sangs verts
Complètement fist-fuckée
Par les bras froids techniques
L’horizon menstrué sous vide
Limée par un coin obséquieux
Assise dans le no-woman’s-land des âges
Avec la non-identité immobile
Vissée d’une preuve par l’absurde
L’esprit défloré dans le sang
Pinée comme un clou dans le mensonge
Au nord des tremblements
Assise au milieu de mes années noires
Le new deal des frissons pauvres
Grande dépression de la peau moderne
Au bout des nerfs, aux fenêtres
En plein calendrier
Tant s’use le temps usurier
En pente douce vers nulle part
En plein dérapage d’ardeurs
En pleine chute chaude
En plein ciel d’uranium
Donne-moi tes lèvres à boire
Par Lilith
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Vendredi 18 juillet 2008
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22:44
Dans le coeur d'un secret
Une blessure vivante
Fente de l'âme
Désir emmuré trop aiguisé
Douleur des illusions
Quelques secondes
Privées d'espoir
Lilith
Par Lilith
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Jeudi 17 juillet 2008
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19:13
Parfois il faut pleurer
et se laisser emporter au gré de ce petit ruisseau salé
qui s'engouffre dans notre forêt profonde .
Imprudente Lilith
Prise au piège de ses propres intansigeances
mourant de silence
dans son désir d'être entendu .
Les appels qui se fracassent dans le gluant des sens
Le réceptacle ouvert de l'oubli
La structure à se rompre
La peau à s'oublier
La porte ouverte à ne pas regarder
L'instant à jamais liquéfié
Lilith et l'Ange
Par Lilith
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Mercredi 16 juillet 2008
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23:52
Je me guette en toi
Me laisser glisser dans les branchies de l'inceste verbal
Dégrafer les sutures sur ta langue
Faire l'amour avec une lamentation
Lilith et l'Ange
Par Lilith
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Lundi 14 juillet 2008
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16:33
Comme une toxine pulsatrice
Je te veux
Traçant des sillons
boursouflés de syncopes, des paysages dans le fumigène de mes fêlures
Je te
veux
collectionnant des siècles à brasser, de chaleur, de court-circuits,
déployant des résonances primitives
Je veux être une route organique, menant
à une falaise comme un piège
Je veux être tes derniers mots , une
gare
Toi de dos
Comme une porte à fermer....
Je te veux , crevant l'espace interdit garni de rêves figés , illuminant tes ailes immenses
Je te veux dans un essor magistral , un plongeon vertical
Je veux m'écrouler dans ton alchimie, ma dernière folie
Comme une overdose ...
Je cherche une drogue qui ne fait pas mal .
Lilith et l'Ange
Par Lilith
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Dimanche 13 juillet 2008
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17:47
Photo de
Leborgne
J'ai voulu raser au plus proche, tous les souvenirs du passé. J'ai voulu faire peau douce sur l'avenir de nos perspectives. J'ai voulu ce temps qui ne venait pas. J'ai voulu honorer l'envie, celle
du demain, une ode au lent, un espace tranquille. Je n'ai rien vu. C'est souvent ainsi quand on passe trop de temps dans le noir. Hier, je suis sorti jusqu'aux confins des nuits. C'était beau la
danse des vagues à l'inaccessible horizon. Ce fut simple spectacle, un tour de pas grand chose, une gratuité dans la nature du geste. A l'heure du jour, j'ai marché encore. Je ne peux pas te dire
la direction des pas. Ce serait mentir que de te parler de cela. J'ai vu des couleurs et des rayons, à moins que ce ne fut une lueur au ciel. Je suis rentré. Il faisait silence dans le carré des
mètres. Tu sais, de ce silence qui déchire parfois tout en une fraction de seconde. Le temps de réaliser qu'on aurait peut-être dû continuer la route, et c'est trop tard. Tout se bouscule, tout
fait front. Il y eut des fleurs au ciel, des épines aux nuages, et des voyages trop lointains. Je ne me suis pas retrouvé, pas plus que je ne me suis reconnu dans cet espace là. Je me suis empoigné
de partout, à pleines mains. Toute chaire à portée fut malaxée. Je me suis souvenu, le meurtre au bout des doigts, des pâtes à modeler de l'école maternelle. J'ai pétri encore plus fort. Ce
souvenir, loin de me soulager, fut tout à ma rage. J'ai cogné. J'ai voulu, de la tête, défoncer tous les murs de la maison. Il devait faire beau au dehors. La lumière était peut-être multicolore.
Je ne me souviens pas. Cela n'a que peu d'importance. Les os se mirent à craquer. D'un revers de la main, j'ai essuyé un filet de bave qui coulait de ma bouche. C'était du jus d'étoiles.
Texte de Cyril berthault-jacquier
Par Lilith
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Samedi 12 juillet 2008
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12:57
L'amour, c'est quand
la tempête,le feu, l'eau
assiègent la forteresse
Ce n'est pas un paradis douceâtre
Aimer, c'est s'arracher aux draps
déchirés d'insomnies
Maïakovski
Par Lilith
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Vendredi 11 juillet 2008
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19:19
Mirage pour l'un
dans l'âme de l'autre
abandonné
dans la rosée des espoirs insensés
espoirs à perte de vue
dans les cendres du désir incandescent
refusé
sans appel
des mots de chair
des mots d'esprit
des mots d'amour
que l'on appelle
poésie
c'était un rappel
un séisme momentané
un regard partagé
"Entre la chair et l'âme "
Huguette Bertrant
Par Lilith
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