Présentation

Profil

  • Lilith
  • Déraisonnable imaginaire
  • Femme
  • Je rêve d'un confesseur idéal, à qui tout dire, tout avouer, je rêve d'un saint blasé. (Cioran)

Derniers Commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Archives

Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 01:29
Emilie danse …
Elle sait braver
Les herbes folles
De ses pieds nus
En équilibre
Elle se livre
Au vertige
Sur une  gamme synthétique
Une célébration rythmique
De ses gestes arabesques
Elle provoque une ivresse
Simule un sacrifice
 
Comme un appel
Irrésistible
Traverse l’espace
Et se fige
Dans vos yeux sidérés
Son rire explose
Tout à coup
Comme une offense
Aux convenances
Un pied de nez au silence
Déconcerté

Dans les yeux d’Emilie
Se cache un horizon
Qu’elle convoite
Sans hâte
Un rêve qui arrime
A la douceur de son regard
La tristesse
De tous ses faux départs

Les vents de ses humeurs
Lui chavirent le coeur
Comme un navire
Trop lourd
D’une charge d’amour
Qu’elle ne peut contenir
Et quand elle sent la peur
Inonder ses yeux noirs
Dans le secret du soir
Emilie pleure 

Sous la caresse de ses mains
La peau s’éveille et frissonne
Elle trouvera ce qui est bon
Pour calmer le chagrin
Ou la douleur qui gronde
Aux lois de son destin
Sans condition
Elle s’abandonne
Toujours elle pardonne
Car Emilie ne donne
Que si elle n’attend rien

Demandez lui un jour
D’où lui vient ce sourire
D’où  vient cet appétit
Demandez lui le verbe
Qu’elle conjugue
A l’infini
Cachée sous sa pelisse
Trop lisse
D’une conformité truquée
Dont elle sait se parer
Pour tromper l’impatience
Moi qui l’ai tant aimée
Depuis mon sein
Jusqu’à ce jour
Et tant de jours à venir
Si vous lui demandez
Un mot, son élixir
Je suis persuadée
Qu’elle vous dira :

" Partir "

 
A Emilie

Lilith

 

Emilie-3.jpg

Par Lilith - Publié dans : Poèmes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 14:25

Les plaies superficielles
ne craignent ni le sel de tes larmes ,
ni les fièvres aigues du soleil des grands jours .

Mais quand la blessure est profonde ,
tu ne pleures plus
Ta bouche est close .
Plus rien ne doit troubler les voix
de la douleur qui gronde
sourde au monde.
et tu tombes
dans la boue tiède et dense
des solitudes qui ferment leurs issues
aux regards intrusifs


Lilith


WRonis.jpg


Je n’ai plus le goût du partage,

j’enfonce mes ongles dans mes cicatrices

  à en faire péter les jointures


Quelques mots de "Lacenaire" Artcancre
Par Lilith - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 17:23

Plus je veux être moi
plus j'ai le sentiment d'un vide

Plus je m'exprime
plus je me taris

Plus je me cours aprés
plus je suis fatiguée


"L'insurrection qui vient "
Comité invisible éditions " La Fabrique"




jean-marie francius anges15

photo Jean Marie Francius
Par Lilith - Publié dans : Messages
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 13:12

 

 

La plupart du temps

elle vit en dessous

 

A la surface

le visage de l'ange se paralyse

lui glace le sang

l'effort l'épuise

 

De quoi a t'elle faim ?

 

En survivance d'instants

en instance d'un divorce entre la vie de l'ombre

et la folie du nombre

des éblouis, stupéfiés

elle hésite …

 

Elle doit s'adapter

 

Le regard acéré, percer la chair

Au vol saisir l'instant

où la beauté ouvre une bréche

dans les yeux du passant égaré

 

Vampire aux aboies

se nourrir de la proie contaminée d'amour

éclabousser la grotte

et dormir

jusqu'au retour prochain

de l'enfer du jour

qui brûle, écorche, dénude les os

 

Elle caresse les restes du festin

s'ennivre des effluves

expire un opéra

une ode au désarroi

avant que la mémoire ne jette

aux oubliettes

ses amours qui se veulent éternels

privés de nourritures

gavés d'ordures

 

Ses flancs sont chauds

en dessous

Ils gardent la température

des entrailles de la terre

A ciel ouvert

ils se figent

la gènent aux entournures

l'obligent à la posture

aveugle

 

Dans l'obscur de la mine

ses seins tendus voient

sa vulve chante

l'oscène domine

Là au centre de son ventre

où se cache l'or

 

Beauté divine

 

L'amant l'innonde

 

Phallus tellurique

encense la crypte

 

 

Elle sortira demain

 

 

Lilith

 

 

 

 

Par Lilith - Publié dans : Lilith et moi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 15:07


... je ne me suis pas suicidée
 parce que je préfère voir la pourriture
méticuleusement s'immiscer en moi
rogner, ronger une à une mes fibres,
 lentement, délicatement, déliter la chair belle
et que je croyais libre des années sans âge

Je ne me suis pas suicidée
parce qu'il y a encore sûrement quelques jours,
quelques heures des saisons
 sur des routes que ne n'ai pas croisées
où souffle un vent d'amour qu'il faudra prendre

Je ne me suis pas suicidée
parce que j'emmerde le réel

Je ne me suis pas suicidée
parce que j'ai peur

Je ne me suis pas suicidée
parce que je suis modeste

Je ne me suis pas suicidée
parce que je crois autre chose,
 quand je regarde

Je ne me suis pas suicidée
parce que je suis orgueilleuse

Je ne me suis pas suicidée
parce que j'entretiens des rapports conflictuels
avec l'absolu

Je ne me suis pas suicidée
parce que je crois en la vertu rédemptrice
de l'oeuvre d'art

Je ne me suis pas suicidée
parce que j'aurai pu me tuer !

Des tas de fois


Extrait de "Pages arrachées" à "La Chair"
de Serge Rivron
Par Lilith - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 16:51
Avec lui
Mes idées noires
enchevêtrées comme une vigne
grandissaient , fleurissaient
en bouquets rouge sang
mes lèvres et ma chair frémissaient

A croire en nos âmes comme_une
j'en ai gardé le goût
l'inspiration féconde...
Captifs d'un cadre flou ,
des mots débraillés-pointillés-d'amertume

 A croire que mon âme jalouse
de ma chair enflammée
dans le miroir flouté
baisait l'ombre d'un ange,
je m'en serai briser les hanches
 tendue vers l'intangible
l'inaccessible bréche

Lilith
au sexe s'ouvrant
sur le milieu du front
de toi me viendrai ce miracle
quand mes rêves les plus secrets
 libérés de leurs chaines
  captivent ma prison .

 Avec lui
c'était l'exode incantatoire
c'était l'effroi apprivoisé

 Impitoyable, la raison me rappelle
au puit silencieux de ses yeux immobiles,
 la présence imposante de l'absence
au poid du vide,
« l'abominable abdominal »
au tourment du désir.

Qu'advient il de nous
quand plus rien ne s'allume ?
Quand la raison s'affole
s'agrippe et s'écorche aux émois passagers
Cherchant l'autre manière d'aimer
un peu !

Il est trop tard pour me faire une beauté.

Dans mon miroir d'orgueil , c'est la nuit,
le recours au subtil et langoureux silence
extasié.

Les âmes-passe-muraille
se cherchent
se trouvent
se bousculent
et se perdent
l'une comme lui
dans l'espace clos
toute lumière éteinte
amaurose étreinte
A l'infini


Lilith




Par Lilith - Publié dans : Lilith et moi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 21:13

C'est lorsque je me défigure

que je vois toute la violence,

la vérité de ma nature


Derrière mon masque de peau-cuir

Crispé sous la torture

se déchaîne en silence

un sinistre roman


 Prison de chair à faire vomir

le plus fervent des espérants

c'est là que tu reposes

mon Bel amour

vaincu par la nécrose

Toi qui oses

encore me réveiller la nuit

en exaltant la vie

L'histoire

à m'émouvoir

l'histoire

 à me faire croire

Que tout n'est pas encore fini

 

Lilith

 


 


Photo http://ivcolt.blogspot.com/
Par Lilith - Publié dans : Lilith et moi
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 19:11


Ma couche est cousue de feuillets griffonés
débraillée comme un livre offert
Oublié  sous terre
Là où s'est posée l'énigme
Là où tu m'as dispersée

Je veille sur l'agonie du prédateur
instigateur des solutions factices
Je suis sa proie et sa complice

J'ai voulu me solder à la foule
me perdre dans les yeux des passants
chercher l'amour initiatique

La solution romantique
de l'exil
s'est imposée comme un verdict:
Jeter les armes et disparaître

Mourir , enfin




Comme une larme de sang
Sur l'innocence de ta bouche entrebâillée

Mourir à moi

Sans fin .................


Lilith



Par Lilith - Publié dans : Lilith et moi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 13:01


"Allez, nettoie moi tout ça
Tu ne vois pas que tu fais peur?
Remonte ces murs
Coupe ces herbes folles
Ecris ton nom sur cette boîte aux lettres
Ton jardin est devenu inhabitable"

Je vois bien où tu veux en venir...
Laisser faire ou dominer .

Forêt vierge de mes sensations
Je ne veux plus y tracer de chemins rectilignes
Je n'y passerai plus la tondeuse

et lorsque tu m'auras mise à nu
sous tes doigts jaillira
une séve rouge et poisseuse

Lilith
Photo Jefl
Par Lilith - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 11:53


Je fuis comme je peux
entre le fictif et le réel

Ne pas trahir
Mais ,
seule ,
aimer  passionnément
le passager de mes chimères
plus disponible qu'un vivant !


Lilith



Par Lilith - Publié dans : Lilith et moi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Textes protégés.

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés